
Avec un changement d'enseigne
lundi, juillet 26 2010
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Par Emma le lundi, juillet 26 2010, 14:19 - Accumulations / Listes
Collabo Anastasia
Par Emma le lundi, juillet 26 2010, 14:05 - Inclassables

Sur une idée de la demoiselle, de jolis petits bracelets en graines de melon (et perles de rocailles, mais sans berrogain).
Ca sent la nature et c'est bon pour le karma ! Fabrication maison et utilisation de produits bjork issus de la communication équidée.
Nous contacter pour en savoir plus, ou pour en acheter. Mais comme dit l'ex-pression, faut pas choper le melon. PRRRT
lundi, juillet 5 2010
Suite de la frise gastronomique
Par Emma le lundi, juillet 5 2010, 11:14 - Accumulations / Listes

vendredi, juin 25 2010
A faire
Par Emma le vendredi, juin 25 2010, 17:37 - Accumulations / Listes
Appeler Caisse d'épargne Chercher appart Faire des photos Retrouver le carnet de listes Dessiner sur des feuilles libres Lire Bosser lundi après midi Bosser lundi soir Bosser mardi soir Bosser mercredi et jeudi soir Chercher un boulot Retaper la maison Aller à la plage Aller à la pêche Surfer ?
Expérience blablabla Walter Daney. Un mot, deux textes et un maux de tête. Des idées
Par Emma le mardi, juin 22 2010, 12:35 - Rendus écrits
Avoir de l'expérience est une forme de pouvoir. L'expérimenté connait, a vécu, peut se positionner, obtient des repères. L'inexpérimenté tâtonne, se trompe, recommence, perd du temps et de l'argent. Penser librement est une forme d'expérience quotidienne et très simple, pourvu que la façon de penser ne soit pas elle même contrôlée. L'expérience est très contrôlée, d'abord personnellement, contrôles visuels et auditifs. Faire des choix est le premier lieu de l'expérience. Subir est aussi une expérience : on subit les flux médiatiques. Du coup ces flux deviennent communs pour tous, l'expérience (ou non-expérience) est commune. Ce qui différencie deux individus sont leurs divergences de parcours, de vécus. Tout le monde semble vivre la même chose, le vécu est contrôlé, l'expérience aussi, la pensée aussi donc. Des sujets sur lesquels il faut travailler. Ils sont contrôlés, choisis par une personne pour un ensemble. Contrôle. L'expérience individuelle diminue, remplacée par l'expérience extradividuelle (néologisme fortement souligné de rouge par le correcteur de ce traitement de texte -> contrôle). On a encore la possibilité d'inventer des mots, ou de mallesorthographiés mais tout sera fortementsoulignéderouge en dents de scie. La menace textuelle. Menace informatique ? Menace du contrôle ou contrôle de la menace ? Les deux. La menace contrôlante/euse (rouge) qui ferait bien de suivre la fonction publique et de faire la grève de temps en temps, tous les derniers jeudis du mois par exemple ?
mercredi, juin 16 2010
Nouvelle liste
Par Emma le mercredi, juin 16 2010, 17:04 - Accumulations / Listes
1. Sténo spirales / 1998
2. TP 80 pages / Sept Oct 1999
3. Carré d'as vert / Eté 2001
4. Livre du club secret / Dec 2001-Juillet 2004
5. Bloc Concorde / 2002 - 2003
6. Sketch spirales 15 clairefontaine / 2003-2004
7. Cahier violet / Oct 2003
8. A4 spirales clairefontaine/ Fin 2003
9. C à grain petit spirales / Avril 2004
10. Thé des écrivains / Avril 2004
11. Scrapbook / 2004
12. Spirales couverture dessins / 2004 - 2005
13. XXL spirales canson / 2005 - 2006
14. Gaudi / Avril 2006 Sept 2008
15. Skizze 90 coin déchiré / Fin 2006 début 2007
16. Zap Book rouge mauvais état / Fin 2006 - début 2008
17. Grand fin cuir / Dec 2007 Fev 2008
18. Grand carnet spirales A3 / Non terminé débuté en 2007
19. Petit cartonné spirales / 2007-2008
20. Petit gros cuir / Fev 2008 Mars 2009
21. Skizze 90 / 2008
22. Recherches brouilloneuses / 2008
23. Philo / Janv-Juin 2008
24. 450 canson / Fev-mars 2008
25. Zap Book jaune spirales / mai juin 2008
26. Carnet kraft spirales / non terminé débuté en 2008
27. Zap book jaune / Aout 2008 Janv 2009
28. Petit moleskine suce les gens / Sept 2008 Janv 2009
29. Petit styl'up / Oct-Nov 2008
30. Graph'it rouge / Oct-Nov 2008
31. Livre de brouillon / Oct 2008 - Fev 2009
32. Carnet rouge dur mouton / Oct-Dec 2008
33. Quicksilver Idées / Oct 2008 - mars 2009
34. Carnet Télérama / Nov Dec 2008
35. Couverture Mouvement / Fin 2008 - début 2009
36. Skizze gratos gros / Dec 2008
37. Moleskine noir dur / Dec 2008-Mars 2009
38. Atelier du patrimoine / Dec 2008-Fev 2009
39. Note book code / Janv-avril 2009
40. Moleskine russe / Janv-fev 2009
41. Crepon bleu / Fev 2009
42. Skizze gratis maigre / Fev 2009
43. Atelier du patrimoine déchiré / Mars 2009-Mais 2010
44. Grand carnet noir dur / Mars-Dec 2009
45. Artist's survival kit / Mars 2009
46. Carnet blog / Mars-avril 2009
47. Note book grand USA / Avril-Mai 2009
48. Moleskine mou USA / Avril-Sept 2009
49. Moleskine Vol / Non terminé débuté en Avril 2009
50. Carnet éphémère / Avril 2009
51. Carnet éphémère 2 / Avril-juin 2009
52. Abécédaire animalier / Mai 2009
53. Carnet caravane / Mai-oct 2009
54. Moleskine mou rouge odeurs tests / Mai-juin 2009
55. Note book I.D. / Juin 2009 - mars 2010
56. Oeuf ou poule / Juin 2009
57. Pince à linge illustrations / Eté 2009
58. Rêves / Juillet 2009-Fev 2010
59. Mouettes bretagne / Eté 2009
60. Carnet mini inde / Sept Oct 2009
61. Moleskine mou rouge Kookai / Oct 2009-Fev 2010
62. Brouillon SCAM / Janv-Fev 2010
63. Styl'up grand / Non terminé débuté en avril 2010
64. Zap Book vert 4€ / Fev-mars 2010
65. Rapport de stage / Fev-Mars 2010
66. Moleskine mou rouge "c'est ce côté" / Nov 2009-Mars 2010
67. Mini moleskine vert listes / Non terminé débuté en mars 2010
68. Carnet nouvelles images / Non terminé débuté en mai 2010
69. Moleskine mou accumulation / En cours débuté avril 2010
Commentaire Walter Benjamin & Serge Daney
Par Emma le mercredi, juin 16 2010, 12:30 - Rendus écrits
Je ne me souviens plus de ce que j'ai lu. Les mots sont passés sous mes yeux, dans mon cerveau et pfiou partis.
Par contre j'ai clairement la vision globale du texte. C'est à dire des feuilles attachées ensemble pour Benjamin et du paplar faussement feuille de journal de Daney. J'ai d'ailleurs fait des annotations sur chacun des textes.
Donc j'ai un support pour éventuellement rédiger un deux trois douze commentaires mais je suis tellement préoccupée par mon histoire de carnets et d'accumulation que ma tête ne fait plus de synthèse pour le moment. J'attends.
mardi, juin 15 2010
Amas de carnets
Par Emma le mardi, juin 15 2010, 19:59 - Essais Photos

J'hésite encore à laisser l'image telle quelle.
J'ai découpé les autres pour en faire des cartes souvenirs. Des cartes postales à ne pas poster, plutôt à la manière d'un collectionneur de cartes. On m'a dit que le carnet n'était pas une finalité, pour moi cela reste un objet, une sculpture. Chaque pièce est unique et dégage un sentiment particulier.
Je laisserai une note personnelle à l'intention de chaque carnet derrière la carte qui lui correspond, de la même façon je note un mot ou une date derrière chaque photo que je donne, pour personnaliser l'image, la rendre moins fausse.
Mais pour pouvoir lire le mot il faut manipuler la carte/photo, je ne les afficherai pas au mur. Cet ensemble là par contre, cette mosaïque, comme un mur des lamentations ou les photos de personnes disparues, s'impose comme une affiche standardisée. Un tableau de carnets, une œuvre de carnets, une production à base de carnets. Elle est en quelque sorte une de mes premières productions directement sortie du carnet, à partir et avec celui-ci. Faire du carnet la matière première des prochains boulots. En même temps je dois me limiter les contraintes.
samedi, juin 12 2010
Classification
Par Emma le samedi, juin 12 2010, 09:51 - Accumulations / Listes
Il y a plusieurs méthodes de classifications, celles auxquelles je pense en premier sont les suivantes :

Dans la thématique on trouve :

Mais on peut aussi se baser sur des critères plus excentriques qui n'en sont pas moins plausibles :

Le point sur le nombre : je possède aujourd'hui 69 carnets. J'ai observé trois périodes distinctes.
La période primaire : qui va de 1998 à 2005 avec un total de 12 carnets soit une moyenne de 1,7 carnets par an.
La période scolaire : qui va de fin 2005 à mi 2008 avec un total de 13 carnets soit une moyenne de 4,3 carnets par an.
La période tertiaire : qui va de fin 2008 à aujourd'hui avec un total de 43 carnets soit une moyenne de 22,5 carnets par an.
Il faut savoir que la première période correspond globalement aux années école primaire et collège. La deuxième période aux années lycées et la dernière aux années école d'art. Les chiffres sont alors assez significatifs. Au fur et à mesure, les carnets se sont spécialisés dans un domaine : le carnet croquis de nu, le carnet à garder sur sois, le carnet à idées, le carnet de vol, le carnet projet jardin, le carnet caravane, le carnet mouettes, le carnet observation, le carnet photomaton ...
Je pensais donc classer les carnets en fonction de ces périodes. On observerait alors des piles distinctes croissantes. Vient aussi se greffer à ces "tas" le socle en béton soutenant le dernier carnet dans lequel j'ai noté toutes ces réflexions sur les précédents carnets. Le socle en béton dépasse par sa taille la hauteur des autres piles. Mais je ne suis pas sûr de laisser les carnets en tas. Je peux aussi sélectionner ce que je veux donner à voir dans les carnets. Je vais trier les pages accumulation de chaque, les scanner et les imprimer pour mettre à nu le processus évolutif de cet aspect de moi dont j'ai commencé à trouver des indices dans les pages.
vendredi, juin 11 2010
Un socle en béton pour mon carnet préféré
Par Emma le vendredi, juin 11 2010, 23:30 - Volume
A la fois protection, cachette, relique, sacralisation, piège, jeu, tombeau, cercueil, support et arnaque.
S'enfoncer au cœur de la matière grise.
Réflexion et accumulation. Hauteur du socle démesurée par rapport à l'objet : le carnet-prison s'empêtre à l'intérieur et se perd comme dans des sables mouvants.
Difficile de le sortir à mains seules. Il faut de la motivation et un peu d'aide extérieure. Un apport différent, curiosité curieuse.
Une pile de souvenirs en béton, le tombeau des précédents souvenirs forme et appuie les nouveaux.
Créer le présent en acceptant le passé, assumer son intrusion partielle dans la nouveauté.


Arman - Long Term Parking
Héros Bis
Par Emma le vendredi, juin 11 2010, 22:45 - Dessins
J'ai commencé une série de dessins basé sur les vidéos de mes héros du moment. (voir article plus bas)
Un animal qui parle est vu sur internet des millions de fois et acquiert une notoriété plus importante qu'un individu lambda, et cela malgré lui. Mais qui a décidé de publier ces moments intimes d'expressions animales à la vue de tous ? Le droit à l'image n'est-il pas effectif pour un mammifère différent de nous ? On prend vraiment les animaux pour des cons. Ceci dit il est fort probable qu'ils n'apprennent jamais leur existence numérique internationale et même s'ils le savaient ils n'en auraient peut-être rien à faire.
La question est, comment se fait-il qu'ils parlent? Et parlent-ils vraiment ? Il s'agit surement d'hallucinations auditives qui confortent la capacité d'un humain à filtrer l'audio et à en modifier le sens, à s'approprier une parole. Non contents de nous approprier les paroles des autres nous nous approprions la communication vivante et affective d'un animal. Nous espérons entendre dans cette voix différente un message réconfortant ou décontractant, d'un égoïsme personnel pur. On parle à son animal un peu comme à un psy.
Mais ne nous leurrons pas. Ces vidéos sont juste une source de rigolade de plus parmi les enfants rappeurs et autres gamelles de mariées sur le lit conjugal.
La différence néanmoins est qu'en riant de ces animaux malades et communicatifs, nous rions de nous même à travers un moyen qui nous permet de ne pas être odieux. Nous ne nous permettrions pas de rire d'une violente crise autiste. Nous rions de Cartman (South Park) imitant le syndrome Tourette plus que d'un malade réel.
Comme quoi nous détournons inconsciemment les moyens de moquerie. Il s'agit de rire en flattant notre conscience pour ne jamais l'avoir mauvaise.
Et puis rendre compte de l'ambiance d'une vidéo, même courte, n'est pas facile. Ce que j'apprécie c'est le dessin en trois parties de trois états différents d'une même chose. On garde une unité tout en développant des différences. Trouvez les 7 erreurs.


Récapitulatif Triangles Carnets Accumulation Prise de tête
Par Emma le vendredi, juin 11 2010, 16:34 - Accumulations / Listes
Tout est parti de ce besoin de tatouage.
S'ensuivent :
Réflexion tatouage : quoi ? où ? pourquoi ? à quel endroit ? quand ? à quel heure ? quel tarif ?
Tatouage : pourquoi un triangle ? à quoi se rapporte ce symbole ?
-> franc maçonnerie, homosexualité, dieu .. samoussa, piment, carotte ... chapeau, capuche, griffe ... je vois des triangles partout.
Début d'une longue obsession, animation flash, dessins, pages de carnet, dessins, planches, listes, listings, accumulation, classification.
Je crois tenir une piste. J'en parle aux professeurs. En fait il s'agit d'une fausse piste mais qui m'amène vers quelque chose de plus général. Toujours dans l'accumulation.
Période creuse, à ce moment là je fais quelques dessins que j'arrache des carnets, une toile, un début de projet sculpture, un début de projet dessin, je rédige les textes pour Delphine.
J'ai trouvé une nouvelle obsession : le carnet. Accumulation neuve et recyclage. Je récupère tout mes carnets et en dénombre aujourd'hui 69. Je tri, les classe, les date.
J'en parle à Fred, puis à Didier Arnaudet. Je soumets un mail à Vincent. Jusque là je suis toujours bloquée, des réponses vagues qui ne me font pas vraiment avancer. Didier me pousse néanmoins à creuser encore le sujet.
Je monte des projets/idées/réflexions autour de cette pratique, je cherche des personnes sur internet qui font de même et leur envoie des mails. Que signifie leur carnet pour eux?
Je n'ai plus envie de faire autre chose que ça. Je réfléchis, j'écris, je pense, je dors mal. Je fais du remplissage.
Je donne une autre tournure au projet béton qui devient un projet déco jardin. Le projet dessin atlas se transforme en carnet fourni, le projet programmation numérique devient site internet et numérisation de carnets.
Je parle à Bernard. Je continue dans cette voie là. Nouvelles questions, peut-être enfin les bonnes ?
Comment donner à voir ?
Comment montrer ? indiquer ? éclairer ?
Comment classifier ?
Ou vais-je ?

mardi, juin 8 2010
Tentative d'essoufflement
Par Emma le mardi, juin 8 2010, 21:03 - Accumulations / Listes
French Coffee Shop - Biarritz
08 juin 2010 - 16h37
Assise à l'intérieur du café. Mais la baie vitrée est telle que la température est égale à celle de la rue. C'est un café récent, ouvert il y a moins de trois mois. Il est rapidement devenu le fief des jeunes lycéens.
A ma vue directe il y en a quatre, plus deux que j'aperçois dans le reflet de la vitre, fumant une cigarette.
Le café est une copie à la française de la chaîne Starbucks. On y sert des chocolats chauds à la noix de coco ou des café froids au nutella.
Les lycéens rient grave "ohohoh".
J'ai commandé un café froid mais il est plein de mousse. J'ai été demander à la serveuse pourquoi et elle m'a répondu que si on attendait trop avant de le boire la glace pilée remontait. Elle est gentille.
Le café comprend une mezzanine avec des fauteuils léopards. J'écris sur une table à motif "grains de café". Les murs sont en grosses tranches de bois ocre rouge.
Deux jeunes filles sont assises sous l'auvent dehors, il pleut. Elles semblent avoir entre quatorze et quinze ans mais l'une parait deux ans plus jeune que l'autre. Treize ans peut-être. Elle fume des cigarettes et porte un appareil dentaire.
Physique spécial. Pas vraiment jolie.
Un couple de cinquantenaires s'est aussi assis dehors. Ils boivent chacun un café glacé.
Les leurs ont l'air meilleurs.
Je touille frénétiquement le mien afin d'en faire redescendre la mousse. En vain. Il est trop amer.
Une des deux jeunes filles - la blonde - porte une veste Kiki Ritz (c'est une petite boutique locale de fringues et objets vintage). Il me semble avoir vu la même fille avec cette même veste à Paris près du Louvre il y a 1 mois.
Pour monter à l'étage, les gens sont obligés de passer à côté de moi et regardent en coin le chat surmonté d'un triangle que j'ai dessiné sur la page d'à côté.
Trois autres jeunes, deux filles et un garçon, ont rejoint les filles dehors. Ils n'ont pas encore commandé.
J'aurais dû prendre autre chose qu'un café glacé. J'ai faim.
Il pleut abondamment.
Des gens passent avec de gros parapluies noirs.
Une fille à scooter avec un casque rouge sans visière est passée au ralenti en faisant la grimace à cause de la pluie qu'elle se prend en pleine gueule.
Trois garçons et deux filles ont rejoint le groupe dehors: "C'était bien les cours?". Un d'eux s'appelle Loïc.
Une fille mange une sucette qu'elle trempe de temps en temps dans une espèce de poudre rose. Apparemment ça pique.
Le couple est rentré à l'intérieur et s'installe au bar.
Écrire sur ce qui est en train de se passer est plus simple que d'écrire sur ce qui se passe "en général".
Trois blondes et un garçon, tous habillés de noir, vont commander.
Cinq personnes âgées attendent l'arrêt de l'averse sous le hall des halles.
Deux mamies ont tout de même gardé leur parapluie ouvert au dessus de leurs têtes, au cas où. Le parapluie est pliée sur un quart de sa surface, surement dû à un mauvais coup de vent.
Une fille qui a fini son café glacé va commander autre chose.
J'aimerais pouvoir faire pareil mais je manque d'argent. Une des filles du groupe dehors s'appelle "Laura" (ou "Nora"?).
Une jeune est venue me demander si elle pouvait m'emprunter une des deux chaises - sur trois - que je n'utilise pas mais qui sont néanmoins à ma table. Elle m'a vouvoyé.
Par manque de sièges, une fille s'est assise sur son casque de scoot.
La vitrine à muffins est pleine de buée, réaction de la chaleur du bar à l'humidité de l'extérieur où il pleut toujours.
Une vieille femme s'abrite sous les halles. Elle porte un poncho vert-pistache-délavée.
Un homme à doudoune vert bouteille vient d'entrer dans le café et s'est assis au bar avec un magazine.
Il faudrait que j'aille chez le coiffeur.
Une jeune fille rit car elle a fait tomber la petite pancarte indiquant le prix des brownies : 2€. Elle l'a ramassé mais ne l'a pas remit à la bonne place.
Il pleut de plus en plus.
La femme au poncho vert-pistache-délavée erre dans le hall, elle porte des chaussures rouges que je n'avais pas remarqué tout à l'heure.
Une vieille femme courbée s'est abritée mais elle garde elle aussi son parapluie ouvert au dessus d'elle.
Ça doit être un truc de personne âgée.
Passe un parapluie transparent en forme de cloche.
Le groupe de jeunes n'arrête pas de s'exclamer pour un rien. Maintenant car l'expresso de l'une est trop chaud. Elle s'appelle Anna.
Une fille fume une cigarette mal roulée. Elle crapote.
Deux femmes ont eu du mal à accéder à l'intérieur du café tant le groupe dehors s'est agrandit et bloque une bonne partie de l'entrée.
Je suis quasiment invisible.
Les filles dehors discutent séparément des garçons du même groupe.
Deux garçons portent des sweats à capuche turquoises, deux autres des répliques de vestes militaires américaines kakis.
Un très grand parapluie bleu à pois blancs vient de passer.
Certains vieux biarrots passent leurs journées assis sous les halles (il y a quelques bancs qui épousent les contours des piliers intérieurs). Ils regardent les gens passer.
Je suis dans le café d'en face.
Le groupe de jeunes qui squattait la mezzanine est descendu, remplacé par deux femmes à lunettes et cheveux courts.
Les trois blondes portent un chignon.
Les murs du café sont décorés de maigres photos encadrées représentant des cactus.
L'enseigne de la pharmacie clignote et dessine des rayures de ses leds vertes. Elle affiche tour à tour la date, l'heure très brièvement et la température (19,7°C).
Deux femmes et une petite fille viennent d'entrer. Elle tient un parapluie "coccinelle" dans sa main gauche.
En quittant le café, une jeune fille a tenté de lire ce que j'écrivais.
La moitié du groupe dehors dit au revoir à l'autre moitié.
Ils revêtissent leurs casques blancs (type CGF) et se font ensuite la bise. Les casques ne se cognent pas, on voit qu'ils on l'habitude. Une des filles s'appelle Audrey, s'est écrit sur son casque suivi d'un petit cœur stylisé tracé au Posca rouge.
Trois femmes dont deux jeunes s'abritent dans le hall en face, elles ont des coups de soleil sur les bras, sauf la plus âgée.
Le groupe de quatre garçons revient de sa session cigarettes. Il me semble en reconnaitre deux de mon ancien lycée.
Ils montent récupérer leurs casques sur la mezzanine et s'en vont en remerciant les serveuses. Un d'eux a laissé son sac à la médiathèque.
La petite fille revient des toilettes et se demande où est sa mère.
A la commande, une femme discute les recettes de la maison, elle pensait que de la chantilly surmontait sa boisson alors qu'il ne s'agit que d'une légère crème de lait.
Une des serveuses, la plus âgée, monte nettoyer les tables de la mezzanine.
Le reste du groupe dehors s'en va.
La deuxième serveuse replace la chaise qu'une des filles avait emprunté à ma table.
Le groupe de jeunes n'avait pas jeté ses gobelets alors qu'il est affiché des pancartes demandant poliment de le faire.
Le café est calme maintenant, il semblerait que ce soit une période creuse.
Nous ne sommes que onze, ce qui est peu comparé au quart d'heure précédent.
Une femme entre. Elle a de grosses fesses et un jean pattes d'eph' qui ne la met pas en valeur. Elle commande à emporter et s'en va.
Il est 17h25.
Je distingue la musique maintenant, je n'avais pas remarqué qu'il y en avait qui jouait.
Une fillette vient de traverser la rue en courant pour venir commander un donut. Elle ressemble comme deux gouttes d'eau à une fille que j'ai connu au primaire, mais en miniature.
Une femme à côté demande à son amie où se trouve la galerie Bonheur de Biarritz. Il s'agit en fait des galeries Lafayette anciennement appelées "Biarritz Bonheur".
La petite fille s'appelle Manon, elle porte des lunettes roses.
Une mamie d'environ 1 mètre 45 est passée devant le café avec un air dégouté.
Je n'ai pas réussi à distinguer ce qu'il y avait dans la poche plastique qu'elle tenait dans sa main droite.
Deux fillettes sont venues zieuter la vitrine des pâtisseries. L'une d'elle avait des Bensimmons neuves encore emballées (j'ai reconnu le paquet). Les deux avaient les cheveux raides d'humidité.
La plus jeune des serveuses est encore sortie fumer une cigarette.
L'autre sort des W.C. et l'a rejoint.
Elle nettoie maintenant la vitrine des muffins, la buée a disparu.
La première serveuse revient trois fois dans le café avec un haut différent, elle essaye des vêtements dans la boutique d'à côté et demande son avis à sa collègue, qui rit deux fois sur trois.
Je n'ai presque plu d'encre dans mon stylo.
Un des femmes à la table d'à côté s'appelle Sophie et raconte qu'elle est en train de lire "Le monde de Sophie".
Toutes trois chantent maintenant "Les malheurs de Sophie", dessin animé des années 90.
Il est 17h45, je viens d'aller faire pipi et suis sortie en courant en entendant mon téléphone sonner sur la table. Yvon m'a demandé conseil sur l'achat d'aquarelles pour l'anniversaire de maman.
Les toilettes font au moins 6 mètres carrés.
Sophie et Manon se sont faites prendre en photo ensemble et montent sur la mezzanine pour regarder celles qui sont accrochées aux murs.
J'ai tenté d'appeler Iouri mais il a raccroché à la deuxième sonnerie. J'imagine qu'il est en train de discuter avec Fred à l'école.
J'ai envie d'un muffin au chocolat mais j'hésite à prendre un chocolat chaud.
J'opte pour un cookie.
Finalement j'ai pris un donut nappage chocolat avec incrustation de perles de chocolats blanc et noir sur le dessus.
Il y a un peu de condensation sur mon gâteau, qui n'a pourtant pas l'air mauvais bien qu'industriel.
Les filles d'à côté jouent à une variante du "Shifoumi" que Manon appelle le "Pierre, Couper, Papier, Ciseaux".
Elles vont reprendre à boire.
Je vais entamer mon donut. Il est pas mal.
Un monsieur a prit un expresso.
La fillette a joué un "grand puits" pour remporter la partie.
Les gens qui passent dehors sont trempés jusqu'aux os.
Il y a une accalmie, les femmes décident de partir.
La fillette se compresse les joues en disant "Monsieur, vous pouvez ouvrir la porte du bus?". Elle fait aussi la version "Maman, tu peux desserrer ma couette?" en tirant son visage vers l'arrière. Elle dit maintenant "Quelqu'un peut me descendre du porte manteau?" en haussant un maximum les épaules.
Moi je connais celle de la machine à laver qu'elles n'ont pas pensé à faire, peut-être qu'elles ne la connaisse pas.
Je n'ose pas leur faire la blague.
Deux touristes viennent d'entrer. Elles parlent anglais.
Anglaises? Américaines? Australiennes?
En partant, Sophie bataille encore sur la crème chantilly qu'elle trouve trop lourde. Apparemment elle travaille aussi dans la restauration et prépare ses cappuccinos autrement.
Il n'y a presque plus personne dehors.
Un jeune couple descend de la mezzanine pour s'assoir à la table à côté de moi. Le garçon a un fort accent québécois et parle en alternance français/anglais.
Le hall des halles est décoré de photos et banderoles aux couleurs du rugby locale, rouge et blanc.
Un scooter passe en faisant beaucoup de bruit.
Je commence à avoir mal à la tête.
Toujours pas de nouvelles de Iouri.
Il est 18h05.
Deux femmes partent après avoir plaisanté avec la serveuse qui monte nettoyer les tables de la mezzanine.
Quel ballet dans un petit café dont les chiottes font la taille du bar.
Passe à l'écoute le morceau "Soul Sacrifice" que Santana a joué lors de la première édition de Woodstock en 69.
Nouvel essais de communication avec Iouri. Il a répondu, il me rejoint. Il était avec Fred tout à l'heure.
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